04 Saviez-vous que … 16 novembre 2018

4       Les griefs (suite)

Récemment, on a donné une raison pourquoi il est important de poser un grief lorsqu’un article de convention collective n’est pas respecté. En voici d’autres.

Pour commencer, la négociation la plus habile et la convention collective la plus soigneusement écrite sont sans importance si cette dernière n’est pas respectée.

Aussi, le fait de poser un grief alerte le BG (Bureau des Gouverneurs) qu’un problème existe. Ce problème pourrait avoir bien des causes ou manifestations, allant d’un manque d’éducation à un manque de compétence, en passant par la mauvaise foi. Dans un cas comme dans l’autre, il n’est pas bon de garder le BG dans la noirceur. Bien sûr, il pourrait s’agir d’un article qui n’aurait pas été rédigé avec précision, comme l’article 8 de la première convention collective, en 1968-1969, touchant le congé maladie et auquel on a fait allusion lors d’un blogue récent.

Quoi qu’il en soit, les problèmes ne se résolvent pas en faisant l’autruche.

Revenant à la procédure de griefs, il faut comprendre qu’il y a les premières étapes, ayant comme objectif de régler la plainte à l’interne, puis le renvoi en arbitrage à l’externe, si les étapes internes échouent.

Il est extrêmement important de noter que si l’employé ou groupe d’employés n’est pas satisfait de la conclusion à l’interne, « Le syndicat peut renvoyer en arbitrage … » (article 11.3).

Premièrement, l’envoi en arbitrage n’est pas automatique (peut). Deuxièmement, c’est le syndicat (SEGM) qui prend la décision d’envoi en arbitrage, pas le plaignant ou même l’unité locale du syndicat (AP) ; leurs avis sont importants et soigneusement pris en considération par le comité au SEGM, mais la décision appartient ni à l’individu, ni à l’unité locale, ni même au comité de direction de celle-ci.

Aussi, la décision de retirer un grief passe par le même chemin.

Pourquoi donc ? Pour la réponse, lire le prochain blogue.

Prochain thème : les griefs (suite).

Rolland Gaudet, scribe

2018-11-16

Par les temps qui courent, il faut se souvenir qu’il y a toujours eu de tels temps.

Paul Harvey (1918-2009)