23 Saviez-vous que … 20 septembre 2019

23     L’affaire Gecewicz-Allard 4

Le 11 mars 1975, en préambule d’une proposition Allard-Gecewicz, adoptée par l’AP, on lit :

« Est-ce que l’existence d’un ombudsman ou d’un comité peut résoudre ce problème ? ».  Ce ?

Le 13 mars 1975, la hache tombe. 

Le 16 mars 1975, pétition étudiante.  Le 19 mars 1975, la Liberté demande en 3e page : Que se passe-t-il donc au Collège ? – suite ; un reportage très bien fait.  Le 20 mars 1975, un reportage du Winnipeg Free Press.  Le 18 mars 1975, l’AP adopte la suivante, à l’unanimité : « Que l’Association des professeurs demande à l’Administration de présenter, avant la fin de cette semaine, par écrit aux intéressés les raisons expliquant le non-renouvellement de leur contrat. ».

Le 21 mars 1975, Gecewicz rencontre Damphousse, en compagnie de John Beaver ; on en a déjà parlé.  Le même jour, Allard rencontre Damphousse, lui pose des questions et écrit les réponses, le document ayant alors été signé par Damphousse, Allard et un témoin.  Ce scribe n’a pas trouvé copie du document, dont l’existence et la teneur font partie du rapport de la commission d’enquête de l’ACPU ; il n’y a aucun doute quant à l’existence de ce document, même si on n’en a pas copie. 

Le 23 mars 1975, l’Association des étudiants poste un avis aux citoyens et citoyennes de St-Boniface aux portes de la Cathédrale.  En voici une petite partie qui en dit beaucoup : « Deux de nos meilleurs professeurs, M. Baudoin Allard et Mlle Gertrude Gecewicz … ».  L’AP, le 25 mars 1975, adopte plusieurs propositions d’appui aux collègues Gecewicz et Allard, dont à l’unanimité : « Que notre président rencontre M. Savage de l’ACPU, qu’il discute ce cas pour voir si l’ACPU peut nous aider. ».

Or, moins de 3 semaines plus tard, le 11 avril 1975, l’AP adopte, à 11 pour et 10 contre, la proposition : « Vote pour voir si l’AP veut que l’ACPU envoie un comité d’enquête au Collège pour étudier la situation au Collège et faire un rapport. »Quelle solidarité !

Ce n’est pas tout.  Selon l’entente collective en vigueur, les professeurs avaient priorité lors de l’embauche pour les cours d’été, relativement bien payants à l’époque.  L’administration ne montrant aucun désir de respecter cette clause de l’entente, l’AP rejette la proposition suivante, le 29 avril 1975 : « De prendre en considération les demandes de Mademoiselle Gecewicz et Monsieur Allard pour enseigner des cours d’été … ».  Quelle solidarité !

Prochain thème : les rangs universitaires.  On reviendra plus tard à l’affaire Gecewicz-Allard.

Rolland Gaudet, scribe

2019-09-20

N’interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur. Napoléon Bonaparte (1769-1821)