32 Saviez-vous que… 7 février 2020

32      L’entente 1983-1985 (A. Fréchette, Painchaud, Rivers, Doer)

L’entente a maintenant 50 pages.

Un vraiment gros développement : l’AP est maintenant un syndicat et fait partie d’une centrale syndicale, avec les services d’aide à la négociation et à l’application de la convention collective. 

Deux autres points sont cruciaux.

Premièrement, avant de se joindre à MGEU, l’AP n’aurait probablement jamais dépensé un seul sou pour défendre un de ses membres ; les ressources se seraient alors limitées au bénévolat, qui a quand même fonctionné en 1980 pour forcer le Collège à accorder la titularisation à Lionel Fréchette, premier président de l’AP et doyen jusqu’en 1975 (annonce de départ en 1974, avant l’affaire Gecewicz-Allard).

Deuxièmement, la décision de porter un grief en arbitrage n’ayant pas d’incidence financière directe sur l’AP, la décision est plus facile à prendre …  Le fait que la décision soit prise non pas par le membre ou l’AP mais par MGEU aide à réduire la possibilité de collusion.  (On a déjà parlé de ça.)

D’autres bonnes choses dans cette entente : le congé de maternité est maintenant rémunéré à 100 % pendant les 2 premières semaines, puis à 95 % pour les 15 semaines suivantes, comparé à 0 % auparavant ; une clause de non discrimination s’ajoute.

Une lettre d’entente touchant les salaires conduit au grand rattrapage de 1984, qui n’en est pas vraiment un, les écarts résiduels en fin des 4 échelles professorales, par rapport à UofM, étant 41.74 %, 40.64 %, 49.90 % et 65.55 %.  (On a obtenu la parité uniquement pour les 8 premiers échelons de chargé d’enseignement et adjoint.)  La situation des professionnels est ambiguë.

Moins intéressant, les salaires de chargés de cours sont maintenant à 67 % du prorata, beaucoup moins qu’avant.

L’entente 1985-1987 (Lafontant, Kleinschmidt, Lafortune, Cuthbertson)

Ajout de handicap etc. à la clause de non discrimination.  Rien d’autre à signaler.

Prochain thème : les ententes 1987-1990 et 1990-1991.

Rolland Gaudet, scribe

2020-02-07

Once you’re dead, you’re beloved.  You know, the late, great and what he did for our music.  But until then, it’s always troublemaking SOB.

Waylon Jennings (1937-2002)